Accès rapide : Aller au contenu |  Aller au menu |  Texte seul |  Aide  |  Contact |
bandeau-decoration
La Voie Citoyenne

Accueil > Communiqués & réactions > INSEE Châteaubriant, l’hiver en pente douce

INSEE Châteaubriant, l’hiver en pente douce

Mis en ligne le samedi 2 janvier 2016

INSEE Châteaubriant , l’hiver en pente douce

Encore une fois, les derniers chiffres de l’INSEE placent Châteaubriant dans une situation peu enviable.
La ville affiche 11 866 habitants en fin 2013 et se retrouve sous le niveau de 1968 (11 986 habitants). Si l’on observe l’évolution de la population sur une longue période, l’érosion est continue. Rappelons que Châteaubriant enregistrait 14023 habitants en 1982.

A l’inverse de cette évolution, le département de Loire Atlantique poursuit son rythme de croissance de plus de 14000 habitants par an. La plupart des villes qualifiées de “ville centre”, de taille, de situation administrative et géographique équivalentes à Châteaubriant, progressent. Depuis 1990, les villes d’Ancenis, Château-Gontier, Sablé sur Sarthe, Segré et Vitré voient, chacune à leur niveau, leur population augmenter. “L’effet centralité” souvent cité par M. le Maire, qui consisterait à provoquer une augmentation de la population sur les communes limitrophes au détriment de la ville centre n’existe qu’à Châteaubriant.

Les chiffres de la communauté de communes attestent les limites de cet « effet centralité ». L’évolution de la population est seulement de 307 habitants entre 2008 et 2013 soit plus 0.93%. D’ailleurs les communes qui enregistrent les plus fortes progressions ne sont pas forcément les plus proches de Chateaubriant : Citons La Meilleraye de Bretagne + 218 habitants, et St Aubin + 148 habitants.

Cette baisse de la démographie Castelbriantaise est d’autant plus inquiétante qu’elle s’accompagne d’un vieillissement de la population comme le montre la baisse régulière des effectifs scolaires (maternelles et élémentaires), soit 370 élèves en moins entre la rentrée 1996/1997 et celle de 2015/2016. De même la part des moins de 45 ans est passée sous la barre des 50% (49,1% selon le recensement INSEE 2012)

Depuis 15 ans, Châteaubriant s’enferme et s’isole. Le retrait programmé de Nozay du Pays de Châteaubriant et l’incapacité d’engager la réflexion sur le SCOT (schéma de cohérence territorial) en sont une illustration. Les incantations formulées dans le document préparant le PLU (plan local d’urbanisme) d’augmenter la population de 1% ne suffisent pas à fonder une politique. Il faut initier de nouvelles coopérations avec les collectivités qui nous entourent pour que Châteaubriant profite de l’attractivité du département de Loire Atlantique et commence enfin à inverser la courbe de la baisse démographique.

Le 31 décembre 2015
Groupe des élu(e)s de La Voie citoyenne
Bernard Gaudin Marie Humeau Nelly Boucherie